| «Aux sombres héros de l'amer»
des fois j'ai envie de me foutre en l'air, une sorte de «Noir Désir» qui traverse «Le
Fleuve» ensanglanté de mon esprit torturé. Envie d'ouvrir la fenêtre histoire de voir
si l'air en bas est meilleur. «La chaleur» du vide est prête à m'apper, mais le
vertige est-il vivable pour «Les écorchés» ? «Joey» m'agrippe par le bras : Déconne
pas Phil !
Je retourne une seconde fois ce suicide "vynilique" et
«Comme à l'arrière des taxis» le compteur défile; qu'importe cette atmosphère
musicale n'a pas de prix pour mon âme. Surtout que je viens de m'apercevoir que je
crêche au rez-de-chaussée. Tant pis ce «Noir Désir» n'est pas près de me quitter car
les textes et la voix de Bertrand Cantat pourchasseront les démons, les anges du
rock-french.
Phil Marso - Publié
dans l'hebdo Paname Magazine N°40 - Le 22 mars 1989. |

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