| Bon, est-il vraiment étonnant en
pleine saison estivale de voir sur le bord d'une route un stand merguez-frites ? J'ai une
petite faim, je m'y arrête. erreur d'appréciation, à moins que mon taux d'alcoolémie
ne me joue des tours. Je suis en réalité au stand confiserie où la petite Vanessa
Paradis est en train de vendre des sucettes à l'anis avec le père Gainsbar. «L'amour à
deux» n'est-il pas le même thème qui revient trop souvent dans la bouche du père
foettard ? La griffe d'écorché vif est une nouvelle fois très présente. Le doigté
musical est très sobre. un album à prendre selon son attitude devant une sucette :
- Soit sucer à petites doses pour apprécier le liquide sucré
des paroles.
- Soit croquer deux, trois morceaux d'un coup : «Tandem», «Le
vague à larmes», «Ophélie» et ensuite jeter le reste. Bon ! Ma démarche est mal
perçue au stand confiserie. Mon pare-brise vient de se fêler sous le choc d'une pierre
lancée par Gainsbar, c'est beau le vedettariat.
Phil Marso - Publié
dans l'hebdo Suisse Coopération N°37 - Le 13 décembre 1990. |

|